Pour devenir sage-femme, vos études post-baccalauréat dureront 5 années : 1 an en PACES, et 4 années dans une école de sages-femmes. Dans le cadre de ses portraits des différentes filières des études de santé, l’organisme CEPSUP vous décrit en détails en quoi consiste une formation de sage-femme.

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Être sage-femme au quotidien

Le métier de sage-femme est une profession médicale, définie par le Code de la santé publique et règlementée par un ordre professionnel. Ce métier, pratiqué dans sa grande majorité par des femmes mais attirant également des praticiens hommes, touche à un vaste domaine de compétences. Celles-ci sont liées :

  • à la grossesse
  • à l’accouchement et aux suites de naissances
  • au suivi gynécologique de prévention
  • à la contraception
  • aux vaccinations
  • à la surveillance des 30 premiers jours de vie du nouveau-né

 

Devenir sage-femme pour travailler dans quel secteur ?

Les maïeuticiennes et maïeuticiens exercent, dans la grande majorité, en qualité de salarié·es d’un établissement public ou privé. Une minorité œuvre dans un cabinet libéral, et un très faible pourcentage travaille dans le cadre du Conseil Général (PMI).

 

Pourquoi consulte-t-on une sage-femme ?

Les femmes peuvent consulter une ou un maïeuticien·ne pour :

  • le suivi gynécologique de prévention et la prescription de la contraception
  • l’IVG médicamenteuse
  • la prévention des addictions
  • la réalisation d’échographie
  • la préparation à l’accouchement et à la parentalité
  • la surveillance médicale de la grossesse
  • la pratique de l’accouchement
  • la surveillance médicale de la mère et du nouveau-né après la naissance
  • la consultation post-natale
  • la vaccination de la mère et l’entourage du nouveau-né
  • le suivi de l’allaitement
  • la rééducation périnéo-sphinctérienne

Sage-femme : une formation qui débute par la PACES

Les études pour devenir sage-femme débutent comme celles de médecine, de pharmacie, d’odontologie ou de masso-kinésithérapie : par une Première Année Commune aux Études de Santé, autrement dit par la PACES. Après le concours de la PACES et selon son classement, l’étudiant·e peut poursuivre les études de son choix dans l’une de ces filières.

 

Numerus clausus et matières étudiées

La Première Année Commune aux Études de Santé est organisée en 2 semestres. L’acquisition des 60 ECTS valide la PACES mais n’implique pas l’admission aux études de santé, qui sont soumises à un examen classant : c’est le numerus clausus. Le 1er semestre est consacré aux matières suivantes :

  • atomes, biomolécules, génome
  • cellule et tissus
  • organisation des appareils et systèmes : bases physiques des méthodes d’exploration et aspects fonctionnels (1ère partie)
  • évaluation des méthodes d’analyse appliquées aux sciences de la vie et de la santé

 

Le 2ème semestre, lui, est dédié aux matières suivantes :

  • organisation des appareils et systèmes : bases physiques des méthodes d’exploration et aspects fonctionnels (2ème partie)
  • organisation des appareils et systèmes : aspects morphologiques et fonctionnels
  • initiation à la connaissance du médicament
  • santé, société, humanité
  • UE spécifique : ce sont les matières dédiées à la ou aux filières qu’a choisie(s) l’étudiante (maïeutique, médecine, pharmacie…)

 

Où en est-on de la réforme des études de santé ?

Depuis le discours d’Emmanuel Macron en septembre 2018, l’heure est à la réforme dans les études de santé. La PACES, dans sa forme actuelle, disparaîtra à la rentrée 2020 et, avec elle, le numerus clausus. À la place serait créé le « Portail Santé », témoignant de grands points communs avec la PACES, et la « mineure santé ». L’objectif affiché ? Permettre une plus grande ouverture de ces parcours et faciliter une orientation plus progressive que par le passé… sans pour autant sacrifier à la grande sélectivité.

 

Une prépa pour accéder à une école de sages-femmes après la PACES

Parce que l’entrée en 2ème année des études de santé restera sélective – le chef de l’État en a exprimé le souhait –, une prépa reste l’un des meilleurs moyens d’atteindre vos objectifs. Organisme basé à Reims, CEPSUP met son expérience et sa variété de formules au service de vos besoins et de vos ambitions.

Sage-femme : des études qui commencent avec une formation générale

En école de sages-femmes, le programme des 2ème et 3ème années met l’accent sur la connaissance de la physiologie et vise à donner aux étudiant·es une maîtrise de l’obstétrique normale. Ce 1er cycle est sanctionné par le diplôme de formation générale en sciences maïeutiques (DFGSMa).

 

Formation pour être sage-femme : qu’apprend-t-on en 2ème et 3ème années ?

Ce cycle de la formation pour sage-femme cultive plusieurs objectifs :

  • l’acquisition d’un socle de connaissances scientifiques indispensables à la maîtrise ultérieure des savoirs et des savoir-faire nécessaires à l’exercice de la profession de sage-femme (biologie, certains aspects des sciences exactes, et plusieurs disciplines des sciences humaines et sociales)
  • l’approche fondamentale de l’être humain dans l’optique du maintien de la santé et de la prise en charge du malade, par l’acquisition de connaissances en santé publique, en séméiologies clinique et paraclinique
  • l’acquisition de connaissances fondamentales de physiopathologie et de pharmacologie, qui permettent à l’étudiante d’obtenir une vision intégrée du fonctionnement normal et pathologique des appareils et systèmes du corps humain

 

Stages et Unités d’Enseignement en 2ème et 3ème années

Les UE visant à préparer le DFGSMa incluent par exemple :

  • appareil cardio-respiratoire
  • génétique médicale
  • gynécologie
  • hormono-reproduction
  • obstétrique, maïeutique
  • puériculture, néonatalogie, pédiatrie
  • reins et voies urinaires
  • santé publique, épidémiologie
  • santé, société, humanité
  • sémiologie générale
  • tissus sanguins et lymphocytaires
  • anglais
  • stages

Sage-femme : des études qui s’achèvent avec une formation approfondie

Les connaissances acquises en 4ème et 5ème années permettent de reconnaître immédiatement la pathologie et d’agir en conséquence. Cette spécificité leur donne un rôle essentiel dans la prévention. Un mémoire de fin d’études est présenté par chaque étudiant·e, et sa validation est nécessaire pour l’exercice professionnel. Ce cycle confère aux étudiant·es sages-femmes le diplôme de formation approfondie en sciences maïeutiques (DFASMa). À l’issue de la 5ème année, il est délivré aux titulaires du DFASMa le diplôme d’État de sage-femme. Ce titre de formation est obligatoire pour pouvoir exercer la profession de maïeuticien·ne.

 

Stages et Unités d’Enseignement en 4ème et 5ème années

Les UE visant à préparer le DFASMa incluent par exemple :

  • éthique
  • gynécologie, santé génésique des femmes et AMP
  • néonatalogie, pédiatrie
  • obstétrique, maïeutique, diagnostic anténatal et médecine fœtale
  • pharmacologie
  • recherche-mémoire
  • santé publique
  • anglais
  • stages